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Dès lors, une écoute active est l’instrument de sensibilité qui me sert à découper une réalité sans coutures, 

qui varie le cadrage et les mises au point, qui se plie aux va-et-vient, suggéré par une «proxémie» : science du lointain et du proche.

 

Mon propos est de questionner et d’interpréter la réalité,

puis d’offrir de nouvelles perspectives.

Il ne suffit pas que le son soit perçu, il faut aussi qu’il puisse être lu,

par des correspondances avec d’autres médiums :des prises d’images photographiques, dessinées, mises en mouvement. 

 

Le processus peut se faire à partir d’un dialogue avec cette matière sonore, visuelle,

ou comment j’organise et traduis visuellement ce champ sonore.

Avec la vidéo de Clisson, je propose des recadrages et des correspondances,

un vaste espace de résonnances, où toutes les images peuvent se combiner :

Interroger le réel, ou la perception du réel, l’annoter, puis le confronter à d’autres contextes.

 

Les conséquences de ce processus in situ d’écoute : créer des attentions qui s’inscrivent dans le site,

et deviennent d’autres fenêtres possibles, à travers la représentation visuelle.

Il s’agit de renouveller notre relation à l’espace et au paysage, à partir de ces questionnements de terrain.

© 2020  Murielheriveau